Hautes-terres arthuriennes

Création de la branche Hautes-terres arthuriennes
de l’Ordre International de la Table Ronde

Le Festival Les Imaginales 2017 et les Imaginales Maçonniques et Esotériques sont le cadre d’un événement marquant pour l’Ordre International de la Table Ronde. Ce dernier y voit naître en effet sous le nom de Hautes terres arthuriennes sa Branche vosgienne, la quatrième seulement en France.

Ni société secrète, ni groupe folklorique, l’Ordre international des chevaliers et dames de la Table Ronde de la cour du roi Arthur à Camelot (OITR) est un ordre qui, tout en préservant les souvenirs du Roi Arthur et de ses chevaliers et les idéaux de la Quête du Graal, défend les droits de l’homme et de tous les hommes dans le respect de leurs différences religieuses, culturelles, philosophiques. Il a également une vocation humanitaire.

L’installation de la branche Hautes-terres arthuriennes se fera en présence du grand maître international de l’Ordre Georges Bertin, et d’une délégation de la branche Anjou Plantagenêt, l’OITR étant présent également en Normandie et en Ile de France.

Public, ce premier Chapitre « vosgien » a lieu

le samedi 20 mai à 10 heures
Kiosque du parc du Cours à Epinal.

Avec l’opportunité de découvrir son rituel, et de vivre l’adoubement d’Anne-Laure Marioton, Grande Maîtresse de la branche Hautes terres arthuriennes, et d’un Chevalier.
Un chapitre est constitué de 12 membres, les officiers, autour de la table. La première étape est d’être reçu compagnon, qui, après une période d’errance et un travail, est adoubé chevalier ou dame.

Un peu d’Histoire

L’Ordre international a été fondé en Cornouailles Britanniques (Hall de Chevalerie de Tintagel) et se trouve être aujourd’hui le plus ancien ordre de chevalerie du monde.
Frédéric Thomas Glasscock, entrepreneur anglais novateur, franc-maçon de la Grande Loge unie d’Angleterre, fonde à Launceston en 1927 le compagnonnage de l’Ordre International des Chevaliers et dames de la Table Ronde, lequel compte déjà trois ans plus tard, en 1930, 17000 membres et culminera à 250 000 membres.
Après le décès de FT Glasscock et la seconde guerre mondiale, Tom Mor qui a reçu l’adoubement d’un des compagnons de Glasscock relève l’Ordre en 1945 en lui donnant les statuts qu’il a aujourd’hui. L’Ordre développe alors des chapitres en Grande-Bretagne, Australie, Norvège, Nouvelle-Zélande. Le premier chapitre français voit, lui, le jour en 1984 à Bagnoles de l’Orne.

Les symboles de la Table Ronde

A la table fondée par Arthur pour asseoir sa chevalerie et sa souveraineté, nul n’a sa préséance. Seul un siège y est interdit, le siège périlleux réservé au chevalier au cœur pur. Ce motif symbolique apparaît au XII et XIIIème siècles, à l’heure où la civilisation médiévale est à son apogée, également période de synthèse métaphysique et culturelle entre les civilisations arabes, celtes, romaines, nordiques qui s’altèrent réciproquement en se côtoyant notamment à Tolède et au royaume normand de Sicile.
La plupart des récits arthuriens mettent en scène un souverain, un porteur du Graal, une terre promise, île ou cité, des personnages aux dons surnaturels, fées, Merlin… La Table Ronde fédère en somme ces diverses images.
Trois sens symboliques peuvent être distingués : cosmique, comme l’indique le chiffre 12 qui définit les membres de la chevalerie arthurienne, soit 12 chevaliers ou un multiple de 12. Tournant comme le monde, elle fait ainsi référence aux douze signes du Zodiaque, qui définissent notre relation au temps cyclique, elle nous annonce le retour des choses à leur place attendue. Enfin fraternel, à l’instar de la fraternité mystique accueillant venus de tous les points de l’horizon chrétiens, musulmans, juifs ou personnes de toutes autres croyances et mettant leurs efforts au service d’un but commun, la quête du saint graal, vase d’immortalité. La Table est ainsi signe de tolérance et de compagnonnage au service d’un but qui les transcende.

Les hautes-terres arthuriennes !

Les Vosges sont terres celtiques, forestières, univers de l’imaginaire et de légendes, terre de combat et de solidarité, haute terre granitique. Autant de bonnes raisons d’y cultiver la philosophie arthurienne et le projet ambitieux, réclamant à la fois énergie, modestie et respect de soi, des autres, de l’environnement sous toutes ses formes vivantes, projet qui est celui de la paix et de la compréhension universelle.

« Grâce à l’Ordre, l’esprit d’Arthur demeure pour des siècles. Tant qu’il n’a pas atteint les rives de l’Isle d’Avalon, chaque chevalier et dame a le devoir de transmettre ce qu’il a reçu en proposant de nouveaux membres à l’Ordre, et en les conduisant ainsi dans les voies de la paix et de la Fraternité Universelle, ce qui est le but de l’existence de toute dame ou chevalier. Ainsi renouvelée, la chevalerie arthurienne perdure telle que l’avait instituée son fondateur inspiré par Merlin l’Enchanteur…» Georges Bertin, grand-maître international.