Conférence : La foi en l’homme : Anthropologie et philosophie d’après le livre de la Jungle

C’est toujours avec une éblouissante maîtrise que Laurence Vanin nous fait revisiter le livre de la jungle 1 et 2 avec son analyse et ses réflexions de philosophe.

Rappelons que ce livre est un recueil de nouvelles qui se déroulent dans la jungle où animaux sauvages et hommes se croisent. Les nouvelles permettent de connaître la destinée de Mowgli petit d’homme, son éducation, la vie sociale des animaux, les lois de la jungle auxquelles tous sont soumis y compris les hommes. La structure du livre est constituée de nouvelles qui se terminent par des chants et des poèmes.

Mowgli veut vivre sur deux pieds dans le monde des animaux et dans le monde des humains. Le petit d’homme va se protéger avec la louve. Le loup va réunir le conseil des loups, et le plus ancien prend la parole…nous intégrons cet inconnu, il faut réinventer la loi, pour dire que nous pouvons assumer la présence de ce petit homme parmi nous. On lui apprend à se nourrir dans la nature , à la protéger.

Notre conférencière fait un parallèle avec Épiméthée et Prométhée. Elle revient sur le livre de Lucien Malson « les enfants sauvages »

Mowgli va être loupisé, il fait tout pour être un loup, mais plus tard il va être chassé parce qu’il n’est pas un loup !

Mais les hommes ne l’accueillent pas comme un homme, il va garder les animaux.

Alors il retourne dans la forêt mais se demande comment reprendre sa place ?

Il faut la loi pour passer de l’état de nature à une société. Hobbes inspire Kipling

On va glisser petit à petit pour intégrer l’humanité, la loi.

Je libère la main, je lève la tête, je suis debout.

Si tout le monde pouvait se repenser lui-même !

La vertu n’est vertu que quand elle est confrontée au vice !

Devient ce que tu es ! ( ainsi parlait Zarathoustra )

Nous vivons dans un monde corrompu, il faudra tuer le mauvais homme en soi pour vivre !

Il faut sortir de la corruption religieuse, Dieu est mort nous dit Nietzsche ! Kipling est Nietschéen dans sa démarche ! Il devient homme , c’est le devoir être, pas le paraître.

Il faut retrouver en soi la parole perdue, il faut retrouver cette humanité perdue pour arriver à tenir sur ses pieds.

Voilà un ensemble de réflexions que Laurence Vanin nous livre avec brio, au travers des nouvelles de Kipling et de Mowgli le petit d’homme.


Écoutez la conférence (extrait )