Julie Victoire Daubié, et les autres… des femmes solaires

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Gilles Laporte

Dimanche après-midi, 16 heures, l’écrivain vosgien prend la parole devant 47 personnes très attentives à ses propos.

Au-delà de son talent d’écrivain reconnu, de ses responsabilités nombreuses au sein des écrivains lorrains, Gille Laporte démontre durant cette session de son réel talent de conteur !

Il fait d’abord un résumé des femmes au fil des époques, du Moyen-âge à son héroïne, en citant Aliénor D’Aquitaine, Christine de Pisan, Mme de Sévigné et sa fille, Mme de Lafayette, La Montespan.

Revenant en Lorraine, il souligne évidemment les origines de Jeanne d’Arc avant que d’aborder très précisément la vie de Julie Victoire Daubié, née à Bains les Bains. L’orateur va démontrer toute la finesse, la volonté intransigeante de cette jeune femme, dès ses 12 ans, face au patron de toute sa famille lors du noël des ouvriers, à qui elle dénonce les toutes les inégalités flagrantes de la classe laborieuse…

Plus tard, elle devra toujours se battre, pour apprendre, pour s’élever dans des pérégrinations vers la Suisse et l’Allemagne où elle sera préceptrice, pour tenter à plusieurs reprises d’égaler ses collègues hommes en passant, enfin, le baccalauréat, puis une licence et quête ultime du graal de la reconnaissance, se vouant corps et âme à la rédaction d’une thèse de doctorat qui aura, in fine, raison de ses dernières forces..

Gilles Laporte nous relate avec émotion ses efforts pour toutes ces tentatives d’atteindre une parité hommes/ femmes, ce face à l’emploi ou l’obtention des diplômes ! Son décès sera presque un non-événement, et l’ensemble de ses travaux rédigés seront vraisemblablement détruits par sa propre famille en dernier autodafé pour mieux néantiser cette figure d’exception qu’a été Julie Victoire Daubié.

Les réactions de l’assistance sont nombreuses, toutes marquées par l’émotion face à ce destin funeste, à tous ces efforts démesurés, à cette ingratitude des puissants, de sa propre famille, à l’immobilisme de tout un système qui a réussi trop souvent à la nier totalement.

C’est le constat, le procès de toute une époque, que relate Gilles Laporte, et la devise de cette femme pourrait se résumer par : Fais ce que doit, advienne que pourra ! »

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