Jack Chollet

Jack-CholletJack Chollet, né en 1944, à Angers, père de trois enfants, est domicilié avec son épouse à Dombasle-sur-Meurthe.
Ce kinésithérapeute de campagne à la retraite, qui a exercé pendant quarante-six ans son art dans la plaine des Vosges, dit toujours que son ancien métier a eu cet avantage sans pareil de lui permettre d’approcher et de connaître tous les strates de la société humaine. Il confie que cette immersion profonde dans les blessures de l’âme de ses patients ne l’a pas laissé indemne car elle l’a conforté dans la tolérance et la compréhension. Quand il n’écrit pas, il fait de longues promenades le long du canal de la Marne au Rhin ou s’adonne à la lecture et la recherche pour la préparation de futurs livres historiques en rapport avec la franc-maçonnerie. Il a aussi publié un roman et travaille actuellement à la préparation d’un autre.

BILIOGRAPHIE

Les mystères de la Franc-Maçonnerie à Lunéville

GÉRARD LOUIS , 2016

Par les mystères qui l’ont toujours entourée, par son secret d’appartenance, par ce qui s’y fait au sein de ses loges, la Franc-Maçonnerie a toujours excité les esprits et suscité la curiosité. Si pour beaucoup de villes de France et de Lorraine, des historiens ont étudié les membres qui composaient les loges maçonniques, leurs travaux et leurs rapports avec le pouvoir politique, il faut reconnaître que l’histoire de la fameuse loge de Lunéville restait dans l’obscurité. Avec courage, ténacité et passion, Cédric Andriot et Jack Chollet sont partis sur les traces des francs-maçons de Lunéville. Au fil de cette enquête, vous y découvrirez de nombreux frères de cap et d’épée, libertins sous le règne du Roi Stanislas ; vous les retrouverez nombreux parmi les membres du clergé ; vous les suivrez dans les loges militaires de la fin du XVIIIe siècle ; puis démocratisés, anticléricaux et républicains du début du XIXe siècle ; pour enfin aboutir à ceux, philosophes et tolérants qui poursuivent leurs activités maçonniques de nos jours. Le bilan de ce travail inédit apporte une pierre d’angle à la compréhension des débuts de la Franc-maçonnerie lorraine au siècle des Lumières. En témoigne ce trésor de patronymes nouveaux, de titres distinctifs de loges jusqu’ici méconnues, qui participent pleinement à l’histoire de la Franc-maçonnerie en Lorraine. Ce livre ne nous renseigne pas seulement sur Lunéville, il nous montre une forme de sociabilité qui perdure depuis près de trois siècles. Il nous prouve la plasticité de la Franc-maçonnerie qui a su, au fil des décennies, répondre aux attentes de la société en devenant un lieu de discussion, d’échanges, de construction du lien politique et social.

Les O’Heguerty, francs-maçons, agents secrets à la cour de Stanislas.

Gérard Louis 2015

Les-O'Heguerty-(couverture)-1024pxNobles et riches Irlandais, les O’Heguerty ne sont presque connus que des francs-maçons ; deux membres de cette étonnante famille ayant été à l’origine de la première loge maçonnique parisienne en 1725. Personnages de caractère, voire romanesque, Dominique et Pierre André O’Heguerty, puissants hommes d’affaires, ont beaucoup évolué dans des rôles d’agents secrets. Riches armateurs et selon les circonstances corsaires, économistes, précurseurs du libéralisme, agronomes d’avant-garde, écrivains et même académiciens, ils n’ont eu de cesse de s’approcher des sphères du pouvoir avec l’énergie des expatriés. Les O’Heguerty exilés en France, puis en Lorraine, qui rêvent de retrouver leurs possessions en Irlande, n’ont qu’une obsession, ruiner l’Angleterre, leur ennemie détestée. Dans la Lorraine du roi Stanislas, ces francs-maçons vont continuer à comploter. Leurs châteaux de Magnières et de Villey-le-Sec vont devenir, comme leurs résidences parisiennes, des ruches d’intrigants, plaques tournantes des comploteurs jacobites pour la reconquête des îles britanniques. Cet ouvrage ouvre des pages méconnues de l’histoire de la Lorraine. C’est aussi l’histoire d’un clan sujet à des passions et des tensions internes qui parfois se déchirent comme dans n’importe quelle famille.

Vêpres tragiques sur la colline de Sion

Pays et Terroirs 2014

Vepres-tragique-(couverture)-1024pxLa novice s’était éclipsée du couvent afin de cueillir des fleurs des prés pour décorer l’autel. Les sœurs, inquiètes se son absence à la prière des Vêpres partirent à sa recherche.

Elles retrouvèrent son corps sans vie dans un champ aux herbes hautes. Il gisait, a demi dénudé, dans une pose obscène et blasphématoire.

L’adjudant-chef Bandin, arrivé sur le lieu du crime, jubilait intérieurement. Lui qui rêvait de devenir adjudant-major, cette affaire tombait à pic car il pressentait qu’elle serait rondement menée et qu’il n’allait pas attendre les premières colchiques pour serrer le meurtrier. En effet, n’avait-il pas devant les yeux un indice capital : un bolet roux se trouvait près du corps de la nonne… et il était sans pied.

La Franc-Maçonnerie à Mirecourt du 18e siècle à nos jours

Gérard Louis 2013

C’était uFranc-Maconnerie-a-Mirecourt-(couverture)-1024pxne gageure que de s’attaquer à cette histoire car les éléments de base étaient minces et les traces bien effacées. Seules des archives retrouvées au Grand Orient des Pays-Bas et des travaux de l’historien Jean Bossu, représentaient les bases de départ. Néanmoins au terme de cinq années de prospection dans les livres, dans les archives et auprès d’habitants de la région de Mirecourt, rencontrés dans l’exercice de sa profession, qui lui ont apporté des renseignements, comme des écrits conservés dans la famille et des photographies pour la période XIXe siècle, il a pu réaliser, sur une base bien documentée, une histoire dense de la vie de ces quatre loges maçonniques présentes à Mirecourt au cours des XVIIIe et XIXe siècle. Nous voyons tour à tour, vers 1750, l’arrivée d’une loge purement aristocratique, puis en 1767, d’une loge militaire de hussards, suivie en 1768 d’une loge civile composée surtout de juristes qui, pour la plupart, adhéreront à la Révolution française dans la tendance girondine et enfin d’une loge au XIXe siècle qui répondra aux critères de cette période historique, c’est-à-dire qu’elle sera composée de fonctionnaires, de professions libérales, d’artisans ayant en commun la fibre anticléricale.