Que fait-on du Léviathan aujourd’hui ?

Lionel Daviust

Lionel Davoust

L’auteur qui est ingénieur halieutique se préoccupe évidemment de l’exploitation des ressources vivantes aquatiques, c’est la raison pour laquelle le héros de son roman en 3 tomes (la chute, la nuit, le pouvoir) est un biologiste marin.

Il nous dit en préambule que son propos ne prend pas ses livres comme base au départ. Il préfère évoquer directement le Léviathan, monstre marin, comme symbole de destruction de l’ordre établi, comme premier adversaire de Dieu.

Pourquoi marin, parce que la mer, changeante, dangereuse, est la force destructrice imprévisible, Elle est le symbole du chaos, même si en surface, dans une vision plus romantique elle représente la liberté, en profondeur elle représente l’inconscient humain.

Mikaël, le héros du roman, est fasciné par les orques et leur intelligence qu’il croit culturelle. Il part en antarctique mais des mensonges se sont construit autour de sa vie. C’est la chute symbolique et il doit traverser des forces antagonistes pour retrouver un ordre nouveau.

Le lecteur se pose des questions par rapport à un voyage de déconstruction. Les mythes sont convoqués par plaisir pour en faire des histoires, et l’histoire est captivante si les personnages vous emportent. Peu importe en réalité l’absence de réponse, l’important est selon l’auteur d’ouvrir des portes.

L’auteur évoque Karl JUNG qui a exploré la forêt de l’inconscient de la psyché humaine et s’interroge sur le retrait que l’on connaît actuellement à propos du sens (déforestation).

L’homme qui se situe dans la sécurité de la fiction sort enfin de sa zone de confort pour prendre conscience du désenchantement du monde occidental.
Ce sont les mythes créateurs de l’antiquité qui font triompher l’ordre. Mais la fin du roman reste volontairement ambiguëe et en demi teinte et c’est au lecteur de se faire sa propre opinion.

En conclusion, il vaut mieux prendre connaissance des forces nocturnes pour mieux affronter la nuit.

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