Hobbes : le Léviathan au plan philosophique

Laurence Vanin

Laurence Vanin

Laurence Vanin

Avec l’ énergie et la faconde qu’on lui connaît, Laurence Vanin nous parle d’un délitement généralisé de la société et de la classe politique en particulier. Face aux territoires perdus de la République, comment faire aujourd’hui pour appliquer la loi ? Comment éviter de retourner à l’état de nature ?

Face à la crise de l’exemplarité, il faut trouver le moyen de se rationaliser.

Il faut se rappeler que déjà Bachelard interrogeait les rapports entre l’imaginaire et la rationalité. Nous avons besoin d’archétypes pour redimensionner la problématique et donc nous avons besoin de réhabiliter les mythes.

Combattre l’état de nature, c’est se faire des promesses pour ne plus se battre, pour faire disparaître la violence, pour réhabiliter les lois. Face à la peur qui étreint Hobbes, et pour l’ôter, il faut passer un contrat.

Devant cette situation, le Léviathan, de monstrueux, devient une force structurante. Il apparaît alors avec une tête de femme et des écailles figurées par des humains agglomérés représentant la puissance qui vient d’en bas. La souveraineté de ce fait est immanente. Le Léviathan est sublimé. Il est le projet commun.
Les hommes peuvent se remettre aux travaux dans une perfectibilité progressive. Il faut repenser le collectif et redonner de l’exemplarité.

En conclusion, le réalisme politique de Hobbes redevient complètement d’actualité avec la mise en place d’une part de la citoyenneté participative (ne te demande pas ce que l’Etat peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour l’État) et d’autre part de la responsabilité du citoyen.

Y.J.

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