Imaginaire collectif…

 ésotérisme et alchimie en Birmanie.

Statue de Bouddha - Theravada

Statue de Bouddha – Theravada

Jak Bazino a vécu quatre années au Myanmar (Birmanie), au cours desquelles il a pu observer les croyances qui imprègnent et guident le quotidien des Birmans ; celles qui dressent la limite entre le sacré et le profane dans cette culture unique. Cinq années de recherches supplémentaires sur le Bouddhisme ésotérique et l’alchimie de Birmanie l’ont amené à publier un premier roman sur le sujet, intitulé « Zawgyi, l’alchimiste de Birmanie » (ed. Mon Petit Editeur, 2012).
Présenter l’imaginaire collectif birman, c’est s’éloigner du cliché d’une population adepte d’un Bouddhisme Theravada pur et inaltérable, tel qu’on nous la présente le plus souvent. La religion des Birmans est avant tout un syncrétisme, mélange inévitable pour ce pays situé au carrefour des civilisations indienne, chinoise et kmer, et ayant fait partie de l’Empire britannique.

Fête des Nats - Esprits de malemort

Fête des Nats – Esprits de malemort

Le système de croyances obtenu est un mix entre les différentes formes de Bouddhisme, le culte des Nats (esprits de malemort), ainsi que tout un ensemble de croyances ésotériques et occultes, dont l’alchimie, qui entrent souvent et paradoxalement en conflit avec les préceptes du Bouddhisme. Cette religion n’est jamais figée dans un dogme : elle reste en perpétuel mouvement et évolution, demeure décentralisée et difficilement contrôlable, et se présente comme difficilement compréhensible pour l’Occidental imprégné de rationalisme et de cartésianisme. Elle joue enfin un rôle social et politique qu’il est indispensable d’appréhender pour comprendre l’histoire et l’actualité de la Birmanie.