Gesticulation maçonnique

jc_couturier_300x225L’histoire nous apprend que la franc maçonnerie est entrée en 1734 en Lorraine avant que celle ci ne soit française. Partout, contrairement à une légende bien établie, les francs maçons n’étaient pas tous favorables à la Révolution.

Va alors s’ensuivre bien des péripéties mêlant la franc maçonnerie et ses opposants

Sous Napoléon, il y regain de l’ activité maçonnique. Le Maréchal Ney est initié à Nancy.

Plus tard, la Loge Saint Jean de Jérusalem s’oppose au nationalisme du général Boulanger. Elle soutient ensuite Emile Gallé dans son combat dans l’affaire Dreyfus.

Deux personnages hauts en couleur vont animer le début du 20ème siècle et s’opposer dans une lutte farouche .

D’un côté, un ecclésiastique en la personne de l’évêque Turinaze qui donne sa conception de la femme en reprenant les termes de Saint Paul selon lesquels » l’homme est la tête de la femme », mais aussi que la lecture abaisse les âmes et qu’une éducation religieuse suffit. La femme doit recevoir une instruction proportionnée sinon elle fatigue son intelligence…Pendant ce temps la Loge fait la promotion du lycée de filles tandis que « la croix de Nancy » journal de droite s’ingénie à « enjuiver » tous les noms des fréres de Saint Jean de Jérusalem

De l’autre, un juge de paix, Charles Bernardin, également vénérable de sa loge, qui prend en 1901 l’initiative d’enlever le crucifix de la salle d’audience de Pont à Mousson. Commence alors l’affaire du crucifix qui entraîne une campagne nationale. Le Ministère acquiesce , l’Eglise est offusquée.

En 1904, le journal maçonnique d’opinion « pour la République »se vend en kiosque. Le crucifix est tout simplement considéré comme du mobilier. Le mot d’ordre est «  enlever tous les crucifix « puisque pour les catholiques Dieu est partout…

Toujours en 1904, Delsor arrivé à Lunéville pour faire du prosélytisme religieux est renvoyé manu militari en Alsace Moselle d’où il venait . La maçonnerie gagne.

A la suite de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, la police arrive avec un serrurier à la cathédrale de Nancy pour faire un inventaire des biens. Elle se heurte à un blocus. Lors d’une deuxième tentative, deux régiments enfoncent la porte. C’est alors que des jeunes catholiques saccagent le temple maçonnique en représailles.

Enfin, l’évêque Turinaze qui habite sur la place de Nancy est viré et doit déménager. C’est en partant qu’il balance un coup de poing à un policier. Il est alors condamné comme personne civile à 50 francs d’amende.

D’autres échauffourées plus tard ont fait dire que « le vent de l’Inquisition soufflait à nouveau. »

Tous ces événements relatés dans les chroniques sont devenus inimaginables aujourd’hui.

Publié dans Informations