Générations passées , générations à venir , générations perdues 

Quand la science fiction revisite l ‘histoire de l’homme :

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Laurence Vanin Bio :Philosophe, Essayiste, docteur en philosophie politique et épistémologie enseigne à l’Université de Toulon où elle est directrice pédagogique de l’Université du Temps Libre. Membre du Groupe de Recherche Supérieur de la Catalogne en Droit constitutionnel Européen à l’Université Autonome de Barcelone (SGR 767). Elle dirige avec D. Rémi la collection scientifique « De Lege Feranda » chez E.M.E, « Label-Idées », « Chemins de pensées », « L’Ecole des Savoirs » aux Editions Ovadia. En dehors de ses activités scientifiques, elle anime des pauses philo et forums destinés au grand public. Elle est l’invitée permanente de Brigitte Lascombe dans Rue des Sages sur RCF Méditerranée

Dominique Douay: Après des études de droit à Lyon puis Paris, il entre en 1970 dans l’administration du trésor public.Durant les années 1970, il publiera une dizaine de romans et de recueils de nouvelles dans la mouvance de la science-fiction politique de cette époque, à l’instar de Jean-Pierre Andrevon et Joël Houssin .En 1984, il crée avec Patrice Duvic et Jean-Pierre Andrevon la collection « Fictions » aux Éditions La Découverte. Malgré sa courte existence, cette collection permettra de faire connaître de nouveaux auteurs, tant américains (notamment le mouvement cyberpunk avec William Gibson) que français avec Richard Canal..Les années 1990 marqueront une rupture provisoire avec l’écriture : il se consacre alors à l’enseignement et à la formation. Enseignement à l’université, notamment comme maître de conférence associé à l’Institut d’Études Politiques de Lyon, formation d’élus locaux et de fonctionnaires territoriaux à l’etranger. Il ne revient à l’écriture qu’en 2008 avec la nouvelle « Chambre d’hôte » publiée par la revue Fiction. Il fait son véritable retour en 2014, en commençant une série de rééditions et d’inédits chez les Moutons électriques .

Pour Dominique, la génération est une mesure du temps. Les générations ont toujours permis de jeter des jalons dans le temps. A travers la science fiction , on peut remonter le temps , comme nous le permet la Machine d’Herbert George Wells.
La machine à remonter le temps la plus connue serait « La Madeleine de Proust » .
Le temps , c’est une fatalité qui s’impose à nous.Quand on pense au futur , cela nous entraîne à penser à notre propre disparition.
Il faut tenir compte que la notion de progrès et d’évolution a été souvent ignorée.Elle n’est arrivée qu’avec la révolution industrielle. L’Utopie décrite dans le monde parfait est figée . Voilà pourquoi pour étalonner dans le temps, on parle plus de génération.

Pour Laurence , philosophiquement , la problématique est posée par l’analyse du mot génération. Générer renvoi à l’action de naître , mais aussi à l’idée qu’il est possible de faire naître quelque chose dont les éléments existent déjà.
Il n’y aurait qu’une seule génération qui aurait contenu en elle toutes les autres.

Tout était là mais il manquait le mouvement . On peut avoir deux visions , on est généré mécaniquement ou bien on es généré par dieu pour exister ?
Les générations de demain sont elles perdues ? S’il n’y a plus d’Homme sur Terre , la Nature reprendra ses droits et se régénérera !
On ne peut pas vivre toujours tourné vers l’avenir , il faut aussi se souvenir du passé.

L’avenir est incertain , on ne sait pas ce qui va se passer.Parce que l’avenir est incertain ,il faut l’imaginer .

Ce que nous allons faire avec un idéal de vertu, laissera une trace pour les générations suivantes.
Il faut travailler sur sa volonté , sauver le passé qui tant à disparaître.
Nous sommes des nomades , tout est contenu en nous. Tout ce que je suis est en moi et c’est à moi de faire émerger ce qui est en moi. Il faut GENERER ce qui est en soi.
Il faut prendre notre destin en mains.

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